Texte – Novembre 2012

Elle a le sourire aux lèvres. Un sourire magnifique, celui de la femme la plus comblée.
Je la regarde se diriger d’un pas rapide vers moi.
Mon dieu, que vais je-faire ?
Elle se met à courir et me serre le plus fort possible contre elle. Mes bras reste ballotant le long de mon corps, après quelques secondes, je la repousse a quelque centimètre de moi.
Elle sourit toujours, pourquoi sourit-elle a ce point, ne comprend elle pas ?

Écoute Marie..
Je sais que tu m’aimes vraiment beaucoup et je ne veux pas te causer de peine mais je ne suis pas prêt pour une relation sérieuse maintenant. Tu va sans doute me prendre pour le plus grand des connards mais crois moi, on est jeune autant profiter et s’amuser. 
Je sais mon discours est carrément bidon, mais sache qu’au fond de moi je t’aime très fort, je n’ai pas envie de te tromper ou te mentir. Je préfère qu’on s’arrête la, je ne veux pas prendre le risque de te blesser davantage.

Il faut que je parte maintenant, que je la laisse seule, je sais que je ne résisterais pas à la prendre dans mes bras et a lui dire que c’est la femme de ma vie si je reste plus longtemps.
Je suis un monstre de lui faire ça, me dis je en m’éloignant.
Elle est là, le cœur en morceaux, complètement seule.

Je me répète haut et fort, en pleine rue, je parle seul :


« – Je préfère passer pour le plus gros des connards, plutôt que de la voir à mon chevet pendant que le cancer m’emporte. »

 

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